J'ai 25 ans au moment des faits. né à nice, cela fait des année...

J’ai 25 ans au moment des faits. Né à Nice, cela fait des années que je n’y vis plus, mais pour des raisons familiales, je me retrouve contraint d’y retourner après mes études.

Je m’y ennuie à mourir : tous mes amis sont partis et mon travail alimentaire ne me permet pas de rencontrer de nouvelles personnes. Je décide donc de retourner sur Tinder, pas pour trouver une copine mais pour faire des rencontres amicales (voire plus si affinité).

Après deux mois de swipe intensif sans aucun match, je finis par trouver M., jeune femme pas laide de 22 ans, qui vient directement me parler. La conversation démarre bien, nous avons beaucoup de choses en commun : nous aimons les mêmes auteurs, la même musique, nous avons tous deux vécu dans les mêmes villes et nous avons même quelques connaissances communes. Content d’avoir trouvé une nouvelle amie potentielle, je fais fi des quelques petits détails intrigants (comme son complexe d’infériorité maladif, le fait qu’elle soit auteure de teen lit’ à la Twilight ou bien qu’elle pense être une enfant indigo, allez voir ça sur google, ça vaut le détour), et accepte lorsqu’elle propose finalement que nous sortions boire un verre. Elle surenchérit en donnant rendez-vous chez elle. Tout content, j’accepte, d’autant qu’elle habite la rue en face de chez mes parents, je connais le chemin.

Le jour du rendez-vous arrive, je vais chez elle (30 minutes à pied). Elle me reçoit et nous montons dans son appartement. Elle est légèrement plus ronde que sur ses photos mais peu importe. Elle me propose à boire et, après les quelques phrases d’usage, commence à me parler d’elle. Seulement d’elle. En continu. Sans s’arrêter. Je tente à quelques reprises de poser des questions, de changer de sujet ou d’apporter mon grain de sel à la conversation, mais elle me coupe à chaque fois la parole et monopolise la discussion pour ne parler que d’elle, de son passé, de ses traumatismes (dont une IVG particulièrement détaillée).
C’est simple, au bout de deux heures, j’en savais sur elle mille fois plus qu’elle n’en savait sur moi. La rencontre devient une séance de psychothérapie douloureuse et ennuyeuse, si bien qu’aux environs de 19h30, je cherche un prétexte pour me barrer.
M. regarde par la fenêtre, constate « tiens, il fait déjà nuit ». Prenant ça comme une invitation à rentrer chez moi, je saute sur l’occasion et, poliment, prends congé.

En rentrant chez moi (30 autres minutes à pied), j’ai cette sale impression d’avoir perdu littéralement quatre heures de ma vie. Il n’y avait pas eu d’échange, pas de discussion, pas de p’tite blague ou de débats d’idées, ça avait juste été deux heures et demi de monologue.
Le soir même, je reçois un texto de la fameuse M. Résumé de la conversation :
– Désolée de t’avoir saoulé, je parle trop de moi quand je suis nerveuse. En plus t’es mignon, je voulais te faire un câlin mais j’ai pas osé. Mais en même temps t’étais trop mystérieux, t’aurais du parler un peu de toi.
– Ah, j’ai essayé mais tu m’as coupé la parole à chaque fois, j’ai pas réussi à en placer une. Mais écoute, ça fait rien, c’est normal de stresser, on fera mieux la prochaine fois, etc.

Les jours passent et, par messagerie, tout se passe bien. La jeune femme finit même par avouer que je lui plais et qu’elle aimerait bien qu’on couche ensemble. Je n’ai rien contre. On se chauffe par SMS, on parle de cul, on gazouille, je vous passe les détails, jusqu’à ce qu’elle me propose un nouveau rendez-vous.
J’accepte et, deux jours plus tard, me voilà à nouveau en bas de chez elle, un pack de bières à la main. Elle descend, me reçoit avec un visage d’enterrement (elle est tombée malade), et nous montons dans son appartement. Le lit étant déplié (un point pour moi, pense-je naïvement), nous nous y installons et commençons à papoter. Et là, rebelote. La demoiselle recommence à monopoliser la discussion en ne parlant que d’elle. Au bout d’une heure de discussion, n’en pouvant plus, je tente une manœuvre désespérée pour la mettre à l’aise (et la faire taire par la même occasion) et nous nous retrouvons enlacés. Enfin, enlacés… Façon de parler. Moi, un bras ridiculement posé autour de ses épaules, et elle, du bout des doigts, me caressant comme si j’étais un animal de compagnie. Le malaise absolu.
Les choses ne peuvent pas aller plus loin : elle ne me laissera pas parler, elle ne me laisse pas être plus intime avec elle, elle tousse et crache sans arrêt, je m’apprête à partir lorsque, d’elle même, elle me demande directement de rentrer chez moi. Je ne me fais pas prier.

Le lendemain, je reçois un dernier texto de sa part : elle ne veut plus qu’on se voie. Elle qui m’a abordé, m’a proposé deux fois un rendez-vous, m’a carrément fait des avances et a passé son temps à me dire qu’on était trop en phase, n’a pas envie de ce genre de relation et se sent très bien toute seule. Et vous savez quoi ? Ça me va très bien.
Bilan total de cette rencontre : 8 heures de ma vie foutues en l’air.

Les filles à problème, qui savent pas ce qu’elles veulent ou qui prennent les mecs pour leurs psys/clown de service, à éviter à tout prix.

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Le 14/01/2019

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